Olivier, Passage Saint Bernard, Paris

Posté jeudi 15 août 2013

Olivier Tesquet tattoos by Cokney, Hand in Glove, Rudy Fritsch, Liam Sparkes, MxM, Veenom, Martin Jahn, Mors, photo by The Tattoorialist aka Nicolas Brulez

Name/ nickname : Olivier.

Where do you live ? Paris.

Your job ? Journalist.

Describe yourself in only one sentence : A guy scratching lines to earn money (with alliteration).

 Why do you have tattoos ? I think the first time, there is a form of challenge and curiosity about oneself. Also considered how the act can be (I hesitated a long time before the leap), the tattoo has this degree of uncertainty: will it change something in me deeply than a subcutaneous scratch ? I wanted to know the answer to this question, especially as I felt more and more strongly the « need » of getting stung. Maybe I should assimilate it to a form of initiation rite, since I expected to have the confidence to push the door to the tattoo parlor.

What is your interest in tattoos ? Beyond a very classic reappropriation of my body, versus time. I like to freeze what I saw, it’s almost pathological: I photograph everything and anything, I blackened notebooks, and finally, the tattoo is just a continuation of this note taking. My family and some of my friends often ask me if I will not regret my tattoos, especially because they are a little afraid of the effect of accumulation. On the contrary, the ink is there to remind me where I come from, the way I borrowed. I am attached to this side « Tom Thumb. » And if it gets lost or detours from time to time, it is normal.

Out of this intimate relationship, as an amateur in the art of tattooing, I appreciate its universal aspect, the fact that disrupts class markers. Gone are the days when it was a sign of marginality or a kind of  Bertillon’s theory. Today, everyone, rich, poor, large, small, appropriated the tattoo. It is an act that belongs to itself while being shared by many. And I think this is anything but a problem.

What or who is your inspiration ? Instinctively, I am attracted by changing things organic, perishable, because I assume that my tattoos will grow old with me.

Who is/ are the Tattooist(s) who have stung you ? Cockney, who tattoos in Hand in Glove, did most of my pieces. But I do not forget Rudy Fritsch, Liam Sparkes, MxM, Veenom, Martin Jahn, Mors, John and my friend Koa.

Your favorite picture ? Artist ? Like all children of the Internet, I built me a culture-layered, with holes, gaps and a few obsessions, but if I had to mention a few names that I hold in very high esteem, I Riding A group with Thomas Pynchon, Henry Rollins, Daniel Clowes and Alan Turing (not an artist in the strict sense, but it’s like).

Your site, blog, twitter, instagram, or other web stuff …

twitter.com/oliviertesquet

instagram.com/oliviertesquet

What entertains you right now ?  Some writing projects I matured for some time and it is time to materialize.


Nom : Olivier.

Où vis-tu ? : Paris.

Ton job : Journaliste.

Décris-toi en une phrase : Un type qui gratte des lignes pour gagner sa croûte (en faisant des allitérations).

Pourquoi as-tu des tatouages ? : Je crois que la première fois, il y a une forme de défi et de curiosité vis-à-vis de soi même. Aussi réfléchi l’acte puisse-t-il être (j’ai hésité de longues années avant de sauter le pas), le tatouage porte cette part d’incertitude : va-t-il changer quelque chose en moi, plus profondément qu’une marque sous-cutanée ? J’avais envie d’avoir la réponse à cette question, d’autant plus que je ressentais de plus en plus vivement le « besoin » de me faire piquer. Peut-être faut-il assimiler ça à une forme de rite initiatique, dans la mesure où j’ai attendu d’avoir suffisamment d’assurance pour pousser la porte d’un salon

Qu’est-ce qui t’intéresse dans les tatouages ? : Au-delà d’une très classique réappropriation de mon corps, le rapport au temps. J’aime figer ce que je vis, c’est presque pathologique : je photographie tout et n’importe quoi, je noircis des carnets, et finalement, le tatouage n’est que la continuation de cette prise de notes. Mes proches et certains de mes amis me demandent souvent si je ne vais pas regretter mes tattoos, notamment parce qu’ils ont un peu peur de l’effet d’accumulation. Au contraire : l’encre est là pour me rappeler d’où je viens, le chemin que j’ai emprunté. Je suis attaché à ce côté « Petit Poucet ». Et s’il fait des détours ou s’égare de temps en temps, c’est bien normal.

Hors de ce rapport intime, en tant qu’amateur de l’art du tatouage, j’apprécie son côté universel, le fait qu’il bouscule les marqueurs de classe. Il est loin le temps où c’était un signe de marginalité ou un ressort du bertillonnage. Aujourd’hui, tout le monde, riche, pauvre, grand, petit, s’est approprié le tattoo. C’est un acte qui n’appartient qu’à soi tout en étant partagé par le plus grand nombre. Et je trouve que c’est tout sauf un problème.

Où puises-tu ton inspiration ? : Instinctivement, je suis plutôt attiré par des choses organiques, changeantes, périssables, parce que je pars du principe que mes tatouages vont vieillir avec moi.

Qui sont tes tatoueurs ? : Cokney, qui tatoue chez Hand in Glove, a réalisé la majorité de mes pièces. Mais je n’oublie pas Rudy Fritsch, Liam Sparkes, MxM, Veenom, Martin Jahn, Mors, Jean et mon pote Koa.

Quelles est l’histoire de tes tatouages ? : Au début, je me disais que chaque tatouage racontait une histoire. Et puis, à partir du cinquième, du sixième, j’ai commencé à me dire que chacun d’entre eux n’était qu’un chapitre, indissociable des autres. Pour cette raison, je ne suis pas très à l’aise quand on me demande d’expliquer le sens de telle ou telle pièce, je préfère largement évoquer une démarche globale. Je construis tranquillement mon petit édifice personnel, et je n’ai pas la moindre idée de l’orientation définitive de l’ensemble.

Ton artiste favori ? : Comme tous les enfants d’Internet, je me suis construit une culture en mille-feuilles, avec des trous, des lacunes et quelques obsessions, mais s’il fallait absolument citer quelques noms que je tiens en très haute estime, je monterais un groupe avec Thomas Pynchon, Henry Rollins, Daniel Clowes et Alan Turing (pas un artiste au sens strict du terme, mais c’est tout comme).

Ton site ? : 

twitter.com/oliviertesquet

instagram.com/oliviertesquet

Qu’est-ce qui t’anime en ce moment ?  : Quelques projets d’écriture que je mûris depuis un certain temps et qu’il est temps de matérialiser.

Olivier Tesquet tattoos by Cokney, Hand in Glove, Rudy Fritsch, Liam Sparkes, MxM, Veenom, Martin Jahn, Mors, photo by The Tattoorialist aka Nicolas Brulez
Olivier Tesquet tattoos by Cokney, Hand in Glove, Rudy Fritsch, Liam Sparkes, MxM, Veenom, Martin Jahn, Mors, photo by The Tattoorialist aka Nicolas Brulez
Olivier Tesquet tattoos by Cokney, Hand in Glove, Rudy Fritsch, Liam Sparkes, MxM, Veenom, Martin Jahn, Mors, photo by The Tattoorialist aka Nicolas Brulez
Olivier Tesquet tattoos by Cokney, Hand in Glove, Rudy Fritsch, Liam Sparkes, MxM, Veenom, Martin Jahn, Mors, photo by The Tattoorialist aka Nicolas Brulez
Olivier Tesquet tattoos by Cokney, Hand in Glove, Rudy Fritsch, Liam Sparkes, MxM, Veenom, Martin Jahn, Mors, photo by The Tattoorialist aka Nicolas Brulez
Olivier Tesquet tattoos by Cokney, Hand in Glove, Rudy Fritsch, Liam Sparkes, MxM, Veenom, Martin Jahn, Mors, photo by The Tattoorialist aka Nicolas Brulez

Olivier, Passage Saint Bernard, Paris

Posté jeudi 15 août 2013