Maxence et Yani, Passage des Panoramas, Paris

Posté dimanche 11 mai 2014

Leo Lauro tattoo

Leo Lauro tattoo

Leo Lauro tattoo

Leo Lauro tattoo

Leo Lauro tattoo

Leo Lauro tattoo

Leo Lauro tattoo

Leo Lauro tattoo

Leo Lauro tattoo

Yani

Leo Lauro tattoo

Leo Lauro tattoo

Leo Lauro tattoo
Nom / surnom Maxence

Où habites-tu ? J’habite à Francfort, en Allemagne

Quel est ton job ? Je suis chargé d’affaires pour un équipementier automobile

Essaie de te décrire en une phrase : « Soy las ganas de conocer lo que hay después del mar ». (voir plus bas)

Pourquoi t’es-tu fait tatouer ? Bonne question… J’imagine qu’il y a plusieurs raisons. La plus évidente, parce que ça me plait. Au contact de mes clients, je suis en costume, mais je n’ai qu’à relever une manche pour me dévoiler et exprimer un peu plus ma personnalité. Etant plus jeune, j’ai dû dire deux ou trois fois à mes parents que je voulais me faire tatouer, un tribal banal qui n’aurait rien voulu dire quelques années plus tard. Et puis l’idée m’est passée. C’est ma copine qui récemment m’a fait découvrir le monde du tatouage, et je me suis dit après tout, pourquoi pas moi ?

Qu’est-ce qui t’intéresse dans le tatouage ? Le fait de pouvoir les montrer, les exhiber aux yeux de tous, ou bien de les cacher. Le côté indélébile et irréversible me plait aussi beaucoup. A moins que le tatouage soit petit (ce qui n’est pas le cas des miens), c’est quelque chose que tu porteras toute ta vie. Il se déformera certainement, vieillira, mais 20, 30, 40 ans plus tard, il sera toujours sur ta peau et continuera de signifier quelque chose d’important (ou non). Le côté m’as-tu vu me plait aussi beaucoup. C’est une façon de montrer ou de crier à tout le monde qui l’on est réellement, que l’on a envie d’exister.

Quelles sont tes inspirations artistiques ? J’adore le style Old School, ou traditionnel américain, des marins de l’entre-deux-guerres. Ils se faisaient tatouer pour se porter chance avant de partir, leurs tatouages racontaient leur parcours. Aujourd’hui, à défaut d’en avoir une, je m’invente une vie de marin avec les miens.

Qui sont tes tatoueurs ? Pour l’instant, deux tatoueurs ont marqué ma peau. Les différentes pièces de mon bras droit ont été réalisées par Leo Lauro, un Argentin qui exerce au studio Holy Koi Tattoo à Maspalomas, sur l’Île de Gran Canaria en Espagne. Le tatouage que j’ai à l’intérieur du bras gauche a été exécuté par Samuele Briganti, qui possède le studio Drum Tattoo à Ortobello, en Italie.

Quelles est l’histoire de tes tatouages (nombre, emplacements, …) ? Pour le moment, j’ai quatre tatouages sur le bras droit et un cinquième sur le bras gauche. J’ai décidé de faire le premier en juillet ou en août 2012. En aout 2012, j’ai assisté avec ma copine au dernier concert de la tournée européenne du groupe de musique portoricain Calle 13. C’est un groupe de musique très engagé, défenseur des libertés, de l’éducation, et très critique envers les différentes politiques d’Amérique du Sud et d’ailleurs. Les paroles sont pleines de sens et sans équivoque. J’apprécie particulièrement leur chanson intitulée « La Vuelta al Mundo » (Le tour du monde). J’ai choisi de me faire tatouer une partie du refrain, « Soy las ganas de conocer lo que hay después del mar » (Je suis l’envie de connaître ce qu’il y a après la mer). Pour moi, c’est une chanson qui invite au voyage, à la découverte du monde. Cette simple phrase me décrit parfaitement. Je rêve de parcourir le monde, tel un marin à l’aventure. C’est pour ça que plutôt que de me faire tatouer simplement la phrase, j’ai demandé à Leo d’incruster les mots sous un trois-mâts. C’était le premier tatouage, et c’était en décembre 2012.
Leo a réalisé ce premier tatouage en deux séances, sept heures en tout. Avant la deuxième séance, j’avais déjà pris rendez-vous pour qu’il me fasse un phare derrière le bateau. Il a proposé d’inscrire le phare dans une ancre. Quand j’ai vu le dessin, j’ai tout de suite adoré. En avril 2013, j’avais le haut du bras entièrement tatoué. C’est lorsqu’il m’a fait ce phare qu’il m’a parlé du travail de Samuele Briganti. Samuele s’est spécialisé dans le tatouage Old School dans un style bien à lui : « The strong and bold tattoo you’re looking for ». J’ai tout de suite accroché à ses tatouages, en juillet 2013 j’ai pris contact avec lui, je voulais une rose des vents. Il m’a tatoué à la Convention internationale de Londres, en septembre 2013. J’espère aller en Italie bientôt pour qu’il me tatoue une autre pièce…
C’est encore Leo qui a réalisé les deux pièces sur mon avant-bras droit, en décembre 2014. Je pensais à me faire une hirondelle depuis un moment déjà… OK, je n’avais pas fait 50 000 milles nautiques, comme je n’avais pas navigué sur les 7 mers lorsque j’ai fait faire le trois-mâts… J’avais le dessin en tête depuis un bon moment, mais je voulais rajouter un élément marin, voir la mer sur mon bras. J’aime beaucoup La Grande Vague de Kanagawa. Leo a tout de suite compris ce que je voulais, mais n’a pas voulu mélanger le style Old School au style oriental. Il a dessiné cette rose et cette bouteille, avec la mer à l’intérieur. A l’origine il avait dessiné un bouchon sur la bouteille, je lui ai suggéré de l’effacer et de laisser la vague sortir de la bouteille. Cinq jours après qu’il m’ait fait ces deux tatouages, il a tatoué deux fois la même hirondelle sur les côtes de ma copine, c’était son cadeau de ma part pour ses 26 ans…

Tu as commencé à quel âge ? J’avais 25 ans lorsque j’ai fait mon premier tatouage.

Quelle fut la réaction de ton entourage ? Une semaine après, je l’ai montré à mon père, qui a sourit mais n’a pas dit grand-chose, mis à part qu’il était grand. C’est ce que beaucoup de monde m’a dit. Quand je l’ai montré à mon frère, il a d’abord cru que c’était un faux (authentique). Ma sœur n’en revenait pas, elle m’a dit « Maman va te tuer ». En fait, j’ai attendu 6 mois avant de le montrer à ma mère. Elle n’aimait pas avant, et je pense qu’elle n’aime toujours pas maintenant. Quand elle a vu celui de Samuele Briganti, elle m’a demandé, agacée, combien j’allais en faire. Aujourd’hui elle ne dit plus rien, j’espère qu’elle a compris que je ne faisais pas ça simplement pour l’embêter !

A quand le prochain ? J’ai très envie de retourner à Londres pour la Convention internationale en septembre 2014… Je compte bien me faire tatouer par Valerie Vargas ou El Bara…

Quelle serait ta définition du tatouage ? Les hommes et les femmes se tatouent depuis la nuit des temps… On dit souvent qu’un tatouage c’est pour toute la vie, que c’est indélébile. Mais finalement, à l’échelle humaine, c’est tout le contraire. Quand celui qui le porte meurt, son tatouage meurt avec lui. A l’échelle de celui qui le porte, c’est quelques heures de douleur, et une vie entière pour le voir vieillir.

Et quand tu seras vieux/vieille ? Je serai vieux, mais cool. Comme mes tatouages.

Ton peintre, artiste, oeuvre favorite ? La Grande Vague de Kanagawa.

Ton restaurant favori ? Au Tour du Monde, à Lorient.

La chanson parfaite ? Latinoamerica, de Calle 13.

Ton site web, twitter, instagram, … @max_el_grande

Qu’est-ce qui t’anime en ce moment ? La moto et le kite-surf.


Nom / surnom Yanira Lucía Gavilán Artiles / Yani / Yan / Paula

Où habites-tu ? J’habite à Francfort, en Allemagne

Quel est ton job ? Je suis ingénieure industriel spécialisée en génie mécanique.

Essaie de te décrire en une phrase : « No tengo todo calculado, ni mi vida resuelta, sólo tengo una sonrisa y espero una de vuelta ». (paroles d’une chanson)

Pourquoi t’es-tu fait tatouer ? J’ai toujours aimée les dessins, les dessins d’art, et les tattoos m’attirent beaucoup. Quand j’avais 15 ou 16 ans, une amie est rentrée de vacances tatouée. C’est peut-être là que j’ai commencé a m’y intéresser. Avec cette amie et 2 autres on avait dit de se faire le même tattoo, et on s’est fait un diamant. C’est mon premier tatouage.

Qu’est-ce qui t’intéresse dans le tatouage ? L’art, qui soit quelque chose de beau, mais surtout qui marque un moment ou un sentiment dans un moment concret de ma vie, qui peut être aussi un souvenir que je veux avoir et voir toutes les journées de ma vie.

Quelles sont tes inspirations artistiques ? J’aime beaucoup le style Old School, le traditionnel. Mais aussi les portraits, j’en ai aucun pour l’instant. Et les nouveaux, au moins pour moi, avec plein de couleurs qui se mélangent, très abstraits.

Qui sont tes tatoueurs ? Pour l’instant il n’y a que Leo Lauro, un Argentin qui exerce au studio Holy Koi Tattoo à Maspalomas, sur l’Île de Gran Canaria, d’où je viens.

Quelles est l’histoire de tes tatouages (nombre, emplacements, …) ? Mon premier est celui avec mes amies, un diamant avec un lacet dessus. On voulait représenter l’indestructibilité et la fragilité en même temps de l’amitié et des femmes. Notre valeur. On l’a fait en 2009, fin d’août. Il est situé dans mon dos, tout en bas, à droite.
Le deuxième c’est une plume de paon. C’est très special pour moi, il représente un des plus beaux souvenirs de mon enfance qui me rappelle mon père. Il travaillait dans un zoo, et des fois il ramassait les plumes qu’il trouvait par terre et les amenait à la maison. Les jours comme cela j’avais un énorme sourire sur le visage.  Je l’ai fait en avril 2013.

Et puis les deux hirondelles qui se trouvent sur mes côtes. Les hirondelles ont toujours été un des symboles Old School que je préfère, pour le côté artistique comme pour sa signification. Elles représentent le bon et le moins bon d’avoir bougé autant et d’habiter dans un autre pays, l’effet d’être loin de ma famille, de mes amis et de mon pays, les Canaries, et le bonheur de me réveiller à coté de mon ami, de mon copain, de mon amour tous les jours. On a attendu beaucoup de temps pour pouvoir le faire. Il a aussi une hirondelle, c’est le même dessin que les miennes, d’ailleurs c’était son cadeau d’anniversaire pour mes 26 ans. On l’a fait en janvier 2014.

Tu as commencé à quel âge ? J’avais 21 ans lorsque j’ai fait mon premier tatouage.

Quelle fut la réaction de ton entourage ? Mes amis ont toujours bien aimé. Et ma famille en général aussi, sauf ma mamie (91 ans) qui m’a dit mais pourquoi ?, et que c’est plutôt pour les hommes… Mais il y a des jours où elle dit « qué bonito es » :).

A quand le prochain ? Dès que j’ai un peu d’argent ! Sinon j’aimerais trop le faire à Londres, à la convention internationale. Mon copain s’en est fait un là-bas, c’était vraiment très bien.

Quelle serait ta définition du tatouage ? Pour moi ce sont des sentiments auxquels on peut donner une forme, des couleurs et de l’ombre. Quelque chose qui t’identifie et t’accompagne toute la vie. Quelque chose qui t’aide, qui te fait te sentir fier de toi.

Et quand tu seras vieux/vieille ? Je les montrerai à mes petits enfants et je leur raconterai leurs histoires.

Ton peintre, artiste, oeuvre favorite ? Néstor Martín-Fernández de la Torre

Ton restaurant favori ? El Centro, Guayadeque, Gran Canaria.

La chanson parfaite ? La vuelta al mundo, de Calle 13.

Ton site web, twitter, instagram, … @yangavi

Qu’est-ce qui t’anime en ce moment ? La musique, le fitness.

Maxence et Yani, Passage des Panoramas, Paris

Posté dimanche 11 mai 2014